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Tiers lieux

Tiers lieux

La stratégie digitale de la Métropole met l’accent sur la nécessité de favoriser l’émergence de lieux et dispositifs créatifs et contributifs sur le territoire métropolitain.


C’est quoi un tiers-lieu ?

Les tiers-lieux sont des espaces de proximité situés à mi-chemin entre la maison et le travail.

Ce sont des espaces de travail partagés et collaboratifs où la flexibilité répond à des difficultés rencontrées par les entreprises. Ils permettent aux actifs, porteurs de projets de travailler à distance, à proximité de leur domicile et dans le même confort, dans des lieux aussi bien équipés et aménagés que l’entreprise.

Ce sont également des lieux ressources dans lesquels sont mis à disposition :

  • du matériel numérique permettant le prototypage
  • un accompagnement de projet
  • une médiation numérique du quotidien
  • etc.

En bref, Ils permettent aux personnes de trouver une solution alternative au fonctionnement traditionnel, de croiser les mondes qui ne se seraient pas rencontrés par ailleurs, de favoriser les échanges grâce aux animations et événements mis en place.


Quelle est leur forme ?

Un tiers- lieu peut être porté par différentes formes de structures juridiques :

  • une commune : comme par exemple le Champ libre à Tourcoing ou la Fabrique Saillysienne à Sailly-lez-Lannoy
  • une société privée : comme New Workers à Wambrechies
  • une association : comme La Coroutine à Lille
  • un établissement public : comme La Manufacture à Roubaix

Pour qu’un tiers-lieu existe sur la durée, il est impératif qu’il s’appuie sur une communauté : des acteurs impliqués qui vont faire vivre le lieu, prendre part aux décisions, animer et faire évoluer le lieu de vie, organiser des événements, développer les services, etc. À défaut, la ou les personnes à l’initiative de la dynamique s’essouffleront et le projet périclitera généralement dans les trois premières années existences.


Que font les tiers-lieux ?

Les tiers-lieux exercent généralement une activité principale et des activités périphériques :

  • Centre de télétravail et Bureaux partagés coworking
  • Lieu accueillant des salariés dans des locaux alternatifs à ceux de leur employeur et/ou lieu dans lequel des travailleurs indépendants mutualisent des ressources (locaux, machines, compétences, ressources, etc.).
  • Atelier partagé
  • Lieu dans lequel des travailleurs indépendants mutualisent des ressources spécifiques liées à une typologie de métiers (artisanat, artisanat d’art, confection, etc.).
  • Laboratoire de fabrication ou Fab Lab
  • Lieu ouvert au public où sont mis à disposition des outils et notamment des machines pilotées par ordinateur. Ce lieu peut proposer des stages et autres initiations.
  • Lieu culturel, commerce, café
  • Espaces dédiés à la vie sociale et ouverts à la cité, qui permettent d’organiser des événements ou des temps d’échanges avec les usagers.
  • Espace d’accompagnement
  • Lieu destiné aux professionnels, leur apportant des informations et services permettant de mener des projets économiques, sociaux, culturels intégrant les nouvelles pratiques issues du numérique.
  • Espace de médiation numérique
  • Lieu ouvert au public, destiné à apporter des services de découverte, de formation, d’accompagnement à l’usage du numérique.
  • Laboratoire d’usages ou living lab
  • Lieu d’expérimentations, destiné à stimuler les processus d’innovation en s’appuyant sur des méthodes d’intelligence collective.
  • Etc.

Ils proposent des services aux usagers plus ou moins diversifiés et une politique de prix plus ou moins accessible à tous.


Où sont les tiers-lieux ?

Mi-2018, la MEL comptait 165 tiers-lieux sur le territoire métropolitain, représentant  28 000 m2 et une capacité d’accueil de près de 4 000 personnes.

On observe une forte augmentation des tiers-lieux depuis 3 ans. Ils sont un phénomène émergeant mais loin d’être marginal qui s’inscrit dans un mouvement de fond touchant l’ensemble du territoire national. Leur essor préfigure de nouvelles manières de travailler et de faire société : ils sont localement porteurs de dynamiques économiques et sociales très structurantes.

Les tiers-lieux se développent dans les grandes communes de la Métropole et notamment à Lille et à Roubaix. Mais pour répondre aux enjeux de développement économique, d’emploi, de mobilité, d’inclusion, de transition écologique et d’attractivité, il est essentiel d’accompagner leur développement équilibré sur l’ensemble du territoire métropolitain.

Il existe une cartographie sur https://umap.openstreetmap.fr/map/tiers-lieux-mel_229927#12/50.6498/3.2011


Pourquoi la MEL a lancé un appel à projets permanent ?

La Métropole Européenne de Lille, au titre de son ambition de faire partie des grands territoires du numérique, a adopté sa stratégie digitale le 24 juin 2016 par délibération n°16 C 0462. Cette étape importante dans la définition de l’identité numérique territoriale affirme la vocation de la MEL à faire du numérique un instrument au service de l’innovation territoriale, de la citoyenneté et de la créativité.

L'axe 2 de la stratégie « résolument citoyenne et créative » met l'accent sur la nécessité de favoriser l’émergence de lieux et dispositifs créatifs et contributifs sur le territoire métropolitain (tiers-lieux).

Pour organiser le maillage de son territoire, la MEL a lancé un appel à projets à destination des créateurs et gérants de tiers-lieux métropolitains par délibération n° 17 C 0254 du 10 février 2017. L’ambition de cet appel à projets est de soutenir la création ou le développement de 40 tiers-lieux en 3 ans. Il a été officiellement lancé le 25 juin 2017 lors du meet-up tiers-lieux organisé par le collectif Catalyst dans les locaux de Volume Ouvert. La communauté des tiers-lieux et les services de la Région en charge de ce sujet étaient présents.

L’appel à projet tiers-lieux vise deux types d’acteur·rice·s :

Les innovateur·rice·s sociaux et les petites structures qui ont des besoins portant surtout sur l’aide à l’émergence de lieux ;

Les villes ou structures plus importantes (Fédération des centres sociaux, Universités, Groupements de santé, …) qui souhaitent accéder au volet numérique des fonds FEDER.

La MEL en a déjà soutenu 6 en 2017 et 6 en 2018 avec une aide financière de 25 000 Euros par lieu en moyenne. La MEL souhaite accentuer son soutien aux tiers-lieux métropolitains localisés en Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville et dans les communes périurbaines et rurales.

Le soutien aux acteur·rice·s de l’innovation sociale et numérique est actionné dans le cadre de la politique ESS de la MEL. C’est pourquoi la MEL veille à la coordination et la complémentarité des appels à projets Tiers-lieux et Entreprendre autrement.


Quelles politiques métropolitaines sont impactées par le développement des tiers-lieux ?

Pour accompagner leur émergence et leur développement, la MEL a adopté en 2017 le lancement d’un appel à projets permanent « Tiers-lieux métropolitains ». À ce jour, l’AAP a soutenu 12 projets (5 à Lille, 3 à Roubaix, 1 à Armentières, 1 à Lambersart, 1 à Mons-en-Barœul) dont 10 en Quartier Politique de la Ville, pour un montant moyen de 21 000 euros par lieu. En annexe, la liste des projets soutenus et la proposition de visite de 2 d’entre eux illustrant le lien avec leur territoire d’implantation.

En soutenant le déploiement des tiers-lieux, lieux collectifs aux réalités polymorphes, la MEL répond à de différents enjeux du développement économique local et territorial :

  • L’initiative économique et la création d’activité en proposant une réponse immobilière souple et de faible coût par la mutualisation d’espaces de travail, de ressources matérielles et des dynamiques contributives nécessaires aux porteurs de projets qui intègrent le numérique dans leur projet, aux activités indépendantes ou créatives en phase de démarrage ;
  • Une offre pour le développement du télétravail, qui a été promu par la MEL par délibération du 18 décembre 2015 afin d’améliorer l’articulation des différents rythmes de vie et mieux concilier vie personnelle et professionnelle. Les tiers-lieux s’inscrivent dans l’offre des sites qui seront proposés par délibération au prochain conseil pour poursuivre l’expérimentation engagée par la MEL auprès de ses agents.
  • La métropole des Makers, dans une logique FABLAB, les tiers-tieux sont des lieux d’expression de l’industrie créative, et de l’intelligence collective. A ce titre, ils constituent  l’écosystème de la métropole des Makers adoptée par délibération de la MEL en décembre 2018 et valorisée lors de la MakerFaire à Paris en décembre 2018 et lors des éditions lilloises de 2018 et programmées du 1er au 03 mars prochain ;
  • Une réponse à la congestion des axes routiers, par l’accueil de télétravailleurs, les tiers-lieux permettent de réduire les temps de déplacement, de décongestionner les grands axes routiers aux horaires d’affluence tout en proposant un contexte propice à l’activité professionnelle. Une réponse à étudier à l’aune de l’élaboration du nouveau schéma des infrastructures de transport.
  • Des réponses adaptées localement, construisant leur projet d’implantation avec les communes en prenant en compte les besoins du territoire d’implantation, les tiers-lieux peuvent s’avérer des réponses efficaces pour recréer des activités économiques complémentaires qui ne pourraient être viables dans un contexte d’entreprise classique (café, commerce…) ;
  • L’inclusion, 40% des tiers-lieux du territoire proposent des services de médiation numérique et participent ainsi à une meilleure appréhension de leurs usages.  Ouvert sur le quartier, ils offrent aux habitants de nouveaux services grâce aux communautés qui les animent ;
  • L’attractivité, nombreux sont les tiers-lieux sollicités pour des visites et des partages d’expérience d’acteurs non-métropolitains. La MEL est devenue le second territoire de référence des tiers-lieux après la Nouvelle Aquitaine qui a pleinement investi ce sujet depuis 2010.

L’ensemble de ces éléments amènent différentes politiques de la MEL à prendre en compte les tiers-lieux dans leur plan d’action, c’est également un des axes de valorisation possible de nos relations avec les autres agglomérations, déjà inscrit dans la convention avec la Communauté d’agglomération de Saint-Omer.


Pourquoi soutenir le réseau métropolitain des tiers-lieux ?

L’étude réalisée, à l’initiative de la MEL, sur les tiers-lieux en 2018 a démontré le besoin d’une animation territoriale pour développer et structurer les tiers-lieux métropolitains en garantissant leur adéquation aux attentes du territoire et leur viabilité économique.

Déjà en réseau avec une quarantaine de tiers-lieux, la Compagnie des Tiers-lieux est un réseau animé par ses membres sous la forme d’un compagnonnage. Elle assure à la fois un rôle d’incubateur des porteurs de projet et d’animation de travaux collectifs à destination des différents tiers-lieux « Meetups ». Elle participe également aux travaux nationaux et agit en coopération avec d’autres métropoles et territoires. Elle est néanmoins limitée dans ses actions par la capacité de ses membres à libérer du temps de leur activité professionnelle au profit de l’intérêt du développement des tiers-lieux et de leurs communautés.

Pour monter en puissance, la Compagnie des tiers-lieux, sollicite donc l’accompagnement de la MEL pour accompagner son programme de travail 2019 qui consiste à :

  • l’animation du réseau de tiers-lieux métropolitain à travers l’organisation de temps forts tel que l'événement qui s'est déroulé le 20 novembre 2018, dans le cadre de la semaine de l'innovation publique avec le CGET et Sciences Po Lille ;
  • La rencontre des communes afin de les sensibiliser les accompagner dans leur projet de tiers-lieux ;
  • L’accompagnement des porteurs de projet des communes périurbaines, rurales et en QPV dans leur définition servicielle et de modèle économique ;
  • La mise en place d’un passe inter-lieux et d’une régie destinée à faciliter le développement du télétravail pour les collectivités territoriales et les entreprises du territoire ainsi que l'accès à des salles de réunions équipées pour des séminaires d’entreprises avec la mise à disposition pour la MEL en 2019 de 10 pass pour ses agents souhaitant télétravailler ;
  • La mise à disposition d’espaces de travail à titre expérimental, dans les tiers-lieux, membres de l’association, pour 10 agents de la MEL, dans le cadre de la montée en charge de l’expérimentation du télétravail à la MEL ;
  • La définition d’une stratégie de communication, signalétique et cartographie pour une meilleure identification des lieux ; L’observation des impacts des tiers-lieux sur le territoire.

En parallèle, l’association développera :

  • Des ressources partagées (plateforme numérique de réservation d’espaces) ;
  • Un programme de formation des porteurs de projet, déjà en place à Bordeaux ;

Poursuivra la réflexion de création d’une foncière immobilière s’appuyant sur la co-propriété des utilisateurs.


Combien la MEL investit dans les tiers-lieux ?

Pour l’année 2019, la MEL soutiendra financièrement le réseau à hauteur de 88 000€, soit 40% du budget prévisionnel.

Elle souhaite accompagner la création ou le développement de 15 lieux à hauteur de 375 000€.


Tiers lieux sur la MEL

La MEL dans le cadre d'une étude sur les tiers-lieux et avec l'appui du collectif métropolitain des tiers-lieux a recensé en septembre 2018 l'ensemble des tiers-lieux (coworking, fab lab, médiation numérique, accompagnement aux projets numériques) sur son territoire. Les données sont disponibles sur le portail open data de la MEL